Entretenir sa vie comme on cultive son jardin et prépare ses plats.

Les références en italique qui suivent sont extraites des écrits du site de Georges Charles (Maître hériter et Chef de file de l’école San Yi Quan). Consulter le lien ci dessous pour ceux qui souhaitent comprendre  plus en détail le lien ancestral qui relie les principes d’harmonie qui régulent la croissance de la nature et qui  influencent les activités de l’homme.

 http://www.tao-yin.com/astrologie/calendrier_traditionnel.html

 ENTRETENIR SA VIE

Les traités classiques Taoïstes, à l’origine de la médecine traditionnelle Chinoise dont le Huang di neï jing (-475 à -221),  considère l’homme dans sa globalité, indissociable de son environnement : « L’homme est un tout indissociable de la nature, donc les principes qui règulent l’équilibre de l’univers, régulent aussi l’équilibre de l’homme ».

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Laozi ou Lao Tseu sur son Boeuf
En arrière plan les Bagua ou a Koua du Yijing ou Yi King (livre des mutations). 

 

 

Le calendrier annuel traditionnel suivant la méthode des «  Six Jours Sept Fen  »  Liu Je Qi Fen est un calendrier ancien et classique qui combine les soixante quatre hexagrammes du Yijing (Yi King), ou Livre des Mutations, également connu sous le nom plus savant de Zhou Yi en référence à une des plus grandes dynasties chinoises (1121- 256 Av. J.C.), avec le «  Petit calendrier des Xia  » qui, lui-même, a donné naissance aux «  Prescriptions Mensuelles  » (Yue Ling).

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Ce calendrier fut donc utilisé pendant des siècles, sinon des millénaires, tant dans le cadre de la médecine traditionnelle que dans celui de la vie aux champs… 
Mais existe-t-il réellement une grande différence entre le microcosme du corps humain et le macrocosme de la nature ? Les taoïstes ne le pensaient pas et ont toujours la faiblesse de l’affirmer simplement. «  Ce qui est bon pour la nature est bon pour l’homme… mais lorsque la nature peut fort bien se passer de l’homme, l’homme ne peut pas se passer de la nature. 
L’homme doit simplement respecter la nature  ». (Traité du Prince de Wainan – Wainanzi – 4eme siècle avant notre ère). 

 

Ce dernier fut ajouté au très classique Liji (Li Ki) ou «  Mémoire sur les Rites  » attribué à Kongzi (Confucius) et également inclus dans le Wainanzi (Houai Nan Tseu) attribué au Prince de Wainan. Ce calendrier lunaire fut créé par Mong Yi et King Fang, deux éminents taoïstes vivant sous la dynastie Qin (221 – 207 Av. J.C.) qui consignèrent leurs travaux dans le Yiwei Qilan Tu.

 

Ce traité précisait que les soixante quatre hexagrammes sont mis en relation et répartis sur les 365 jours ¼ de l’année. De ce simple fait les symboles du Yijing ne se trouvent plus liés à la manipulation de baguettes ou de pièces chinoises, les sapèques, mais au calendrier traditionnel.

Chaque période est donc présidée par un hexagramme particulier qui correspond à une énergie spécifique.

Ainsi, le chaud, le froid, la sécheresse et la pluie se succèdent au cours des diverses périodes de l’année auxquelles on attribue une tendance liée à l’action de la lune et du soleil, du la terre et du ciel…

 

 CULTIVER SON JARDIN

Pour un praticien taoïste il n’existe donc aucune différence entre celui qui cultive son jardin et celui qui cultive sa vie, donc sa santé… de même qu’il n’existe aucune différence entre celui qui traite son environnement grâce au Feng Shui (science chinoise de la géobiologie) ou celui qui traite un patient grâce aux aiguilles et à la moxibustion. Les deux pratiquent simplement l’acupuncture en rééquilibrant les énergies perturbées dans un microcosme ou macrocosme.

 

Conscient de cette évidence, il était donc de bonne logique de s’intéresser à une culture favorisant  la vitalité de la terre, pré-requis  pour que sa santé engendre et abrite une multitude de règnes vigoureux( minéral, animal) qui réuniront les meilleures conditions pour produire des fruits et légumes en pleine santé donc nutritifs.

Dans notre pratique, du kung fu ou du Tao Yin qi gong, il convient de ne pas accabler son corps, mais de nourrir la vie en favorisant la nature et la  circulation  du principe vital. Par conséquent, ce savoir faire appliqué à la terre débouche sur une culture qui ne restreint pas  la vie du sol, mais qui au contraire, la favorise et la développe de manière naturelle.

 

En effet, comme écrit dans le traité du wainanzi « Lorsque la nature peut fort bien se passer de l’homme mais l’homme ne peut pas se passer de la nature, l’homme doit simplement respecter la nature. » Non seulement respecter et même de vivre avec, en adoptant une action adaptée et au bon moment, s’appuyant sur l’attitude classique décrite dans les calendriers ancestraux (c.f. lien ci-dessous, voir  en fin d’article la réponse à la question « comment fonctionne ce calendrier)

http://www.tao-yin.com/astrologie/calendrier_traditionnel.html

 

Pour ceux qui souhaite agir et nourrir leur compréhension et agir en harmonie avec la nature et y développer la vie, voici 4 liens intéressants.

1/-  une vidéo présentant les techniques de permaculture, de forêt nourricière et de biodynamie qui favorise la vie du sol et la vitalité des plantes, respectant et favorisant le principe de vie. 

 La permaculture, l’art de vivre avec la nature

2/- Un dossier pratique plus détaillé sur la possibilité de favoriser la synergie dans la croissance d’un potager consultable dans le lien ci-dessous.

 Le potager synergique

 

3/- Un lien présentant un article plus engagé sur les enjeux et les conséquences d’un choix de culture industriel qui accable ou au contraire qui préserve et nourrit le principe vital.

 Semer les graine de l’agriculture écologique.

4/- Et pour finir, un dernier lien qui répond à la grande question, est-il possible de répondre au  besoin de la multitude par ces pratique de santé du sol ?

La culture Bio peut-elle nourrir le monde ?

  La réponse ayant été donnée, nous soutenons les projets qui mettent en avant le développement d’une agriculture favorisant la santé des sols, et plus particulièrement l’action de l’ADRY qui oeuvre pour ce développement à Rambouillet.

https://adryrambouillet.wordpress.com/presentation/

 

 

Il est difficile de comprendre  que macrocosme et microcosme ne font qu’un au sein du Tao et que cette unité (Tai Yi) est essentielle car à l’origine profonde de tous les phénomènes qui se manifestent par la suite, suivant le principe Yin/yang.

 

Le praticien qui cherche à nourrir le principe vital dans ce qui entre dans son être et ce qui en ressort va donc agir en conscience  en favorisant l’équilibre dans ses pensées, ses énergies, ses mouvements et bien sûr son alimentation.

L’art de s’alimenter avec harmonie est  issue de la pratique, puisque évoqué dans le canon Taoïste du Neijing Suwen à l’origine de médecine Traditionnelle, avec la diététique Taoïste. 

 

PREPARER SES PLATS

 

Le Neijing Suwen : Incontournable ouvrage de la Médecine Chinoise 

L’Empereur Jaune dans l’imaginaire des Chinois actuels
 est à l’origine de la  la rédaction de la bible de la médecine chinoise.

Quelques extraits du Neijing Suwen (Nei King Siou Ouen) ou « Canon de la Médecine Interne de l’Empereur Jaune.
Cet ouvrage est toujours considéré comme la « Bible » de la médecine chinoise donc de l’acupuncture.
Mais également de la nutrition comme on va le constater maintenant.

« L’énergie de l’homme correspond au cinq éléments : le Feu, le Métal, l’Eau, le Bois, la Terre. Ce sont, sur terre, les Cinq Saveurs qui entretiennent ces Cinq Energies et particulièrement l’énergie de tendance Yin.

 

Pour les curieux désireux d’approfondir la lecture vers le domaine des saveurs de la diététique Taoïstecliquez sur le lien ci-dessous du site de Georges Charles Chef de file de l’école San Yi Chuan.

http://www.tao-yin.com/cuisine/textes_classiques_dietetique.htm  

  

 

 

 

 

 

 

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