Tao Yin Qi Gong

Cet article a été réalisé à partir des  information recueillies sur le site de Georges Charles Tao yin . com

 

 Le terme  QI Gong », signifie travail, pratique de l’énergie, du souffle vital. 

N’étant pas très explicite cette notion  peut regrouper un large éventail de pratiques, ou de méthodes.

 Plus précis est le terme plus ancien   Tao Yin Qi Gong, le Yin signifie conduite, guidage, entretien, rendre propre à soi,  donc une idée un peu plus précise de la méthode utilisée classiquement  au sein des praticiens du Tao, traditions  Taoïstesde celles et ceux qui par leur pratique suivent la voie.

 Le Tao-Yin Qi Gong représente donc l’ensemble des pratiques énergétiques recherchant un moyen de réalisation dans le respect de la nature et d’autrui. 

C’est aussi ce qu’on a pu nommer « gymnastique taoïste », « gymnastique du Tao », « Yoga chinois », « gymnastique chinoise traditionnelle », « gymnastique psychosomatique chinoise »  « Cong-Fou des Bonzes de Tao-Sse  » (informations rapportées par le père Jésuite Jean-Joseph Amiot (1718-1793) pour ce dernier,

) »…et probablement dix mille autres choses encore. ..

Cette pratique remonte à la nuit des temps, en Chine, mais la trace historique incontestable demeure le rouleau de soie (Daoyin Tu) décrivant cette pratique et découvert dans la tombe N°3 de Mawandui et daté du 2 eme siècle avant notre ère(c.f. plus bas « Du Tao Yin aux  Qi Gong, où quelques repères historiques sur la  la richesses et la diversités de ces pratiques énergétiques ».

   
   Tao Yin Fa Qi Gong

 

 

tao-yin-fa-qigong-rouge

 Ci dessus, le second caractère à partir du haut est Yin et représente l’arc et à coté la corde.

Les photos ci-dessous, avec un  montage  de Gérard Depreux sur l’indication de Georges Charles l’illustre bien.

Yin

 

A droite l’arc chinois avec la corde tendue sur l’arc.
C’est l’image symbolique représenté par le caractère chinois, Gong (Kung) l’arc prêt à tirer(dernier idéogramme de l’encadré rouge),  qui signifie savoir faire., travail, pratique.

 

En haut le Ciel, au milieu l’Etre humain, en bas la Terre.
L’arc, au travers de la corde réunit les trois  en un.

 

Jadis le Tao-Yin Qigong (Daoyin Qi Gong) se disait Tao-Yin Shen Ti (Daoyin Shendi) ou « Etendre (Esprit/ciel) et Ployer (Terre) . 

Etendre et ployer c’est la pulsion originelle du Taisu (Grand Flux) mais également le fondement de l’Alchimie Taoïste (Neidangong, travail interne. Il faut ployer l’arc vers la terre et étendre la corde vers le ciel pour que la Terre et le Ciel se réunissent au travers de l’Etre Humain *.

 

Daoyin1

                                                          La pratique du Tao-Yin ou Daoyin 
par un taoïste dans la cour d’un temple près de Hangzhou, copiée  du site http://www.tao-yin.com/tao-yin/tao_yin.html, de Georges Charles. 

Un Etre Humain réalisé (Zheng Ren) qui respecte le Ciel, la Terre et la multitude des êtres (Wan Wu) c’est ce que propose la pratique du Tao-Yin Qigong depuis plus de deux millénaires.

Le Prince Liu Han dans le traité N°7 du Houai Nan Tseu (Wainanzi) prévenait déjà, concernant le Tao-Yin Qigong, en 250 avant notre ère « Méfiez vous des gymnastes ils ne connaissent que les postures ! ». 

Préparer l’arc pour le tir c’est littéralement Tao Yin ce qui en japonais se dit Do In.

Il convient, littéralement, d’entretenir l’arc et, pratiquement, de « tenir l’arc entre les jambes »
C’est aussi, littéralement et pratiquement, une question de « savoir faire » ce qui se dit et se dessine en chinois « Gong-fu » ou « Kung-Fu ».

Sans cette préparation, cet entretient, cette compétence pas de tir à l’arc possible !

Et il en est de même en « Qigong » puisque sans Daoyin (Tao Yin) pas de Qi Gong possible !

Mais on peut aussi « monter la main comme çi ou comme ça ». 

Le Tao Yin Fa du Ling Pao Ming

La pratique du Tao Yin Qigong enseignée au sein des arts classiques du Tao est issue des principes collectés depuis l’antiquité, compilés entre le Ve et le VIIIe ap. JC et codifiés entre le XIe et le XIIIe ap. JC.

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On y  trouve ainsi les pratiques liées au principe yin/yang, à l’influence des saisons et aux 5 éléments.

Elles établissent les principes pour la détente corporelle, la méditation, les automassages, l’action juste, l’attention sur la respiration, la circulation de l’énergie dans les canaux (appelés par la suite méridiens), etc.

 

 

Pratique du Tao Yin Qi Gong au début du XXème siècles. 

Collection G.C.

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Le Tao-Yin Qigong (ou Daoyin Qigong) : Gymnastique énergétique chinoise que nous pratiquons est une forme classique de « Qigong » (prononcer Tchi Kongue) issu de la tradition du Tao et représentant un école, le Ling Pao Ming. 

Dans le cadre de l’enseignement particulier des Arts Classiques du Tao nous transmettons le Tao Yin Qigong de l’Ecole du Ling Pao Ming, plus précisément le « Ling Pao Ming Siu Dan Pai Tao Yin Qigong » structuré au XIIIe siècle et qui représente avec le Jindan (Pilule d’Or) et le Mao Chan (Montagne de l’Immortalité) l’une des principales écoles des « Praticiens du Tao » (Daoshi ou Tao Shi). 

Nous revendiquons haut et fort la transmission de cet héritage historique et culturel. 

Mais cela n’empêche nullement nos enseignants de transmettre également d’autres formes de Qigong plus communément répandus telles que le « Baduanjin » (Pa Tuan Chin) ou « Huit Brocards de Soie », le « Yijingking Yisuijing » ou « Nettoyage des muscles et des tendons et purification de la moelle et des sinus » créé par Bodhidharma, donc d’obédience bouddhiste, le « Wato Wuqingshi«  ou « Jeu des Cinq Animaux du Dr. Huato ».

Ainsi que pour certains le Taijiquan de tradition classique et même le Kung-Fu Wushu ! 

Il ne suffit pas de considérer la Pensée Chinoise comme quelque chose appartenant au passé et à une autre culture. Elle fait désormais partie, au même titre que la philosophie grecque, du patrimoine actuel de l’humanité. 

Les pratiques qui y ont toujours été attachées existent encore et plus que jamais.

A vous de les découvrir.Pour les curieux désireux d’ en savoir un peu plus, voici quelques informations plus pratiques que vous pouvez retrouver dans leur exhaustivité sur le site de G.C. http://www.tao-yin.com/tao-yin/TEV_1.htm

Le traité d’Energie Vitale – Qigong et taoïsme – Matière théorique et pratique – de Georges Charles est paru en 1990 aux Editions Encre.Cet ouvrage étant désormais épuisé et l’éditeur n’ayant pas l’intention de le réimprimer, nous avons choisi de mettre en ligne quelques planches permettant aux pratiquants et enseignants des Arts Classiques du Tao et à toutes celles et ceux qui s’intéressent au Tao-Yin Qigong ou à l’école classique du Ling Pao Ming Siu Dan Pai Tao Yin Fa, de retrouver les principaux enchaînements et principes.Il est également dans notre intention de prochainement publier cet ouvrage en intégralité sur Internet.
haînement classique du Ling Pao met en oeuvre « Quatre Principes » (Shi Soui Yi) essentiels de cette Ecole classique des Praticiens du Tao

1/ Agir avec le minimum d’effort pour obtenir l’effet recherché (Shi Ban Gong Bei)

2/ Maintenir en l’état (Baokuo)

3/ Accueil et ouverture (Zhan Kai)

4/ Non intervention (Wu Wei)

Le tout étant inclus dans un grand principe ultime de Wuji (Sans Faîte) : la disponibilité

Suivant cette tradition il convient donc tout d’abord d’être « Libre et Debout affin d’être disponible ».
Si on souhaite agir (Wei) il convient de le faire en utilisant un minimum d’effort pour obtenir l’effet recherché. 
Ce qui peut se traduite littéralement (Shi Ban Gong Bei) par « Effort moindre, résultat double ». 
En précisant que si il n’y a pas d’effort, il n’y aura pas d’effet !
Ensuite lorsque cet effet recherché est obtenu il convient de profiter de cet effet. Ne pas se presser pour commencer et moins encore pour finir ! 
C’est en quelque sorte « faire perdurer l’effet ». 
Ce « maintient en l’état » est la caractéristique de Ziran (Tseujan) « Simplement ainsi ». 
Il convient aussi que l’accueil et l’ouverture permette que cet effet soit profitable à celles et ceux qui le souhaitent. 
Cela évite le nombrilisme du « moi-je » et le syndrome assez habituel de celles et ceux qui sont en harmonie avec l’univers mais fâchés avec leur voisin de palier.
Enfin on parvient au stade du « Wu Wei », non intervention, non ingérance. 
Les choses étant naturellement en place elles agissent sans qu’il y ait besoin d’intervenir. 
Le Wu Wei, dans le tir à l’arc, consiste à décocher la flèche après avoir tendu l’arc, placé la flèche, vu la cible, visé la mouche…et laisser la flèche partir sans autre intervention. 
Et non à ne pas tirer à l’arc. 
Les Occidentaux confondent généralement « ne rien faire » et « non intervention » ce qui est très différent. 
Quand on pratique le Taiji depuis quelques dizaines d’années, c’est Wuji. Quand on prétend qu’on commencera le Taiji la semaine prochaine c’est du « rien faire ». 
Enfin on revient à la disponibilité de l’Etre Humain libre et debout (Wuji).

Cela va évidemment à l’encontre des principes développés actuellement en Occident et malheureusement en Chine :

Manque de disponibilité et de liberté. On agit parce qu’on est contraint de le faire en attendant de ne rien faire.

Maximium d’effort pour peu d’effet. Gesticulation fébrile arrivant à un résultat peu fiable et qui sera rapidement remis en cause.

La chose en place ne sera jamais appliquée. On crée une nouvelle loi ou un nouveau traité alors que les précédents ne sont toujours pas appliqués. L’effet de l’effort n’est pas même profitable. On a à peine commencé qu’on est déjà en train de finir et de prévoir autre chose.

Rejet et fermeture. Le profit doit être réservé à une minorité et chacun souhaite converver ses acquis au détriment des autres.

Intervention maximale. Chacun n’a pour cesse de mettre son nez dans les affaires d’autrui et particulièrement l’état qui ne veut voir échapper aucune source de profit mais avec de moins en moins de contreparties.

Et retour à l’ indisponibilité : impossibilité de trouver un responsable autre qu’un fusible lorsqu’on constate la faillite d’un système.

 

 

 

Mobilisation ; accueil ; conduite ; contrôle ; utilisation de l’énergie

 

 

 

Mobilisation ; accueil ; conduite ; contrôle ; utilisation de l’énergie

Cet enchaînement classique et fondamental est basé sur un commentaire essentiel du Premier Hexagramme (Jian ou Kien) du Yijing (Yi King ou I ching) de Zhu Xi (Tschou-Hi) de la Dynastie des Song, représentant la lignée des Praticiens, et initiateur de la pensée Xin Xue (Pureté du Coeur) qui sera développée par Wang Yangming (1472 1529), ancêtre de Wang Tse Ming (1909 2002) qui confia à Georges Charles la succession de son école en 1979. 
Wang Yang Ming fait de nombreuses fois références à ce principe pour expliquer les principes fondamentaux du tir à l’arc, la calligraphie et de l’aphorisme « Agir est facile » (Xingyi).

« N’est-ce pas l’Etre Réalisé (Zheng Ren) qui sait avancer et reculer, prendre et donner, converser et abandonner sans jamais perdre sa rectitude (Zheng) »

Etre réalisé c’est celle ou celui qui s’est réalisé par son travail est qui est donc considéré comme « Maître initié et initiateur »

Avancer et reculer c’est la mobilisation (Xian- Hexagramme 34) et la stabilisation ( Gen Hexagramme 52) : Dong et Xi qui correspondent pragmatiquement au fait de se lever (soleil levant ou orient) et de s’asseoir (soleil couchant ou occident).

Prendre et donner c’est l’accueil et la conduite du souffle. De (Te) Qi : »conduire le souffle » c’est rendre le souffle efficace. C’est la vertu du souffle ou son efficience. On retrouve ce terme De ou Te dans le Daodejing ou Tao Te King ‘Traité de la Voie et de son efficacité ou de sa vertu). Vertu étant à prendre dans le sens d’efficace comme la vertu d’une plante médicinale. La vertu (efficacité) de la digitale c’est d’être un tonicardiaque puissant et même dangereux. 
Le caractère accueil (cueillir) en chinois représente un arbre, un fruit et une main. Il faut cueillir le souffle comme on cueille un fruit dans l’arbre !

Conserver et abandonner, c’est le contrôle (maintenir et contenir) du souffle et l’utilisation du souffle. Abandonner étant à prendre dans le sens ancien de « mettre à bandon », donc en abondance, à disposition de tous.

La rectitude Zheng (Cheng ou Tcheng) et ce qui motive l’art chevaleresque. C’est la « droiture » chevaleresque. Il convient donc de se « rectifier ». Suivant le commentaire du Dictionnaire Classique de l’Empereur Kang Hi (Kangxi) : « la rectitude ou bravoure, c’est ce qui permet de faire stopper l’action des armes (la violence) sans pour autant utiliiser celles-ci. Le brave est donc, de par son attitude, celui qui est capable de faire cesser la violence ». On retrouve ce caractère Zheng dans les caractères Bu (Japon) et WU (Chine), malheureusement traduit en occident, et à tort, par « martial ». Npus le traduisons donc, comme Herrighel (Le Zen dans l’Art Chevaleresque du tir à l’arc), par « chevaleresque ».

« Serrer ferme et contenir l’unité » (Pi Quan Zhou Yi) c’est maintenir l’énergie dans la main (main-tenir) et contenir l’unité en soi (con-tenir). C’est aussi le « maintient et la contenance » choses désormais oubliées mais qui motivaient jadis le chevalier.
En Chine cela correspond aussi au fait de garder (conserver) la face. « perdre la face » c’est perdre le maintient et la contenance.

 

 

 

Du Tao Yin aux  Qi Gong, où quelques repères historiques sur la  la richesses et la diversités de ces pratiques énergétiques

De cette époque lointaine, nous avons une trace très précieuse : le tombeau de la Duchesse (ou Marquise) de Dai. Ce tombeau retrouvé à Mawangdui a révélé plus de 3000 objets et écrits traduisant la richesse des pratiques taoïstes de santé : pharmacopée, pratiques corporelles, calendrier énergétique saisonnier, etc., cette redécouverte en détail sur le site de Georges : http://www.tao-yin.com/tao-yin/mawangdui_duchesse.htm

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                                                             La Noble Dame Xin Zhui de Dai,

                                                            reconstituée au Musée de Changsha.

La Duchesse du Dai vécut au IIIe siècle avant notre ère pendant une époque tumultueuse : la période des royaumes combattants (475-221 av. J.C.) qui fut également une période de grande évolution sociale, politique, économique et culturelle. Période qui fut suivie des dynasties des Qin (221-206 av. J.C.) puis des Han Occidentaux (206 av. J.C. à 9 ap. J.C.).

L’inhumation de la Duchesse eut probablement lieu en 194 av. J.C. Outre le fait que la dépouille mortuaire était exceptionnellement bien conservée, l’autopsie montra également que, malgré la condition noble de cette dame qui impliquait une multitude de banquets et autres réceptions, cette dernière avait conservé une très bonne forme physique.

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                                                                Pratiques taoïstes de Tao-Yin (Daoyin) de Mawangdui

                                                                               (2eme siècle Av.J.C.). 

Documents Arts Classiques du Tao, Georges Charles.

 

Une des bannières pour le sujet qui nous intéresse est ce traité de Daoyin qui constitue le premier document historiquement daté d’une pratique de gymnastique énergétique de santé.

Les pratiques taoïstes

Les documents et objets retrouvés dans le tombeau de la Duchesse de Dai montrent l’existence d’une pratique très riche reliée à l’observation des phénomènes naturels. Le Tao Te King de Lao Tseu et le Yi King font partie de ces ouvrages qui ont guidé la pensée chinoise dans la compréhension des phénomènes : étoiles, nuages, diététique, phytothérapie, sciences politiques et sociales, arts culturels et arts de la guerre, etc. Finalement, c’est toute la pensée chinoise qui est rattachée à ces principes essentiels qui gouvernent les pratiques énergétiques :

• Le Yin/Yang.

• Les 5 éléments ou Wu Xing.

La pratique du Tao Yin Qigong enseignée au sein des arts classiques du Tao est issue des principes collectés depuis l’antiquité, compilés entre le Ve et le VIIIe ap. JC et codifiés entre le XIe et le XIIIe ap. JC.

On trouve ainsi les pratiques liées au principe yin/yang, à l’influence des saisons et aux 5 éléments. Elles établissent les principes pour la détente corporelle, la méditation, les automassages, l’action juste, l’attention sur la respiration, la circulation de l’énergie dans les canaux (appelés par la suite méridiens).

Vème siècle

Les pratiques Bouddhistes

Au cours de la dynastie Liu-Song (420–479), le moine Bodhidharma (?-536) venant de l’Inde transmis les enseignements bouddhistes et donna naissance au Chan chinois puis au Zen japonais via la transmission de Maître Dogen (1200-1253).

Bodhidharma développa deux grandes formes d’exercices de qigong :

  • Xi Sui Jing : Traité de purification des moelles.
  • Yi Jin Jing : Traité de transformation des muscles et tendons.

 

Ces deux formes de qigong agissent sur les mobilisations musculo-articulaires et tonifient l’organisme. Elles constituent des bases efficaces pour les préparations corporelles avant la pratique d’un sport ou en sortie de la période hivernale.

Elles sont également à la source des pratiques chevaleresques (dites « martiales ») dans les temples Shaolin. Mais également dans le cadre de l’Interne de l’Externe (pratiques énergétiques) dites de méditations actives – Zhan Chan – littéralement « Zen debout ».

Le Yijinjing Xisuijing est transmis au sein de l’Ecole San Yiquan de Georges Charles dans une version classique du Shaolin du Sud transmise par le Maître Yuen Yik Kai, Patriarche du Hung Gar (Hongjia) dans les années 70 à Hong Kong.

Wing Chun

Parmi les qigong bouddhistes, on pourra citer également le Wing Chun -bien que cette pratique soit plus souvent comprise dans les écoles de Kung-Fu Whushu. L’école de Wing Chun (traduisez « école du printemps radieux ») vient de sa créatrice Yim Wing Chun, élève de la nonne bouddhiste Wu Mei. On retiendra surtout, pour la partie qigong, la forme dite de la petite compréhension « Siu Nim Tao » qui constitue encore un excellent programme de préparation et de renforcement musculo-articulaire.

XIème siècle

Yue Fei Ba Duan Jin
Au XIe siècle de notre ère, un homme d’action et notable lettré, le Général Yue Fei (1103-1142) créa une série d’exercices à partir des pratiques de santé utilisées par les lettrés. Il adapta ces exercices pour renforcer la santé de ses soldats postés au nord de la Chine en prévention des invasions mongoles.

Aujourd’hui, la série comporte 8 exercices et constitue les Yue Fei Ba Duan Jin, soit les huit pièces de brocard du général Yue Fei. (voir l’article sur les huit pièces de brocard : http://www.zenconseil.fr/huit-pieces-brocard/).

Ces huit pièces de brocard sont composées d’exercices reposant à la fois sur les principes taoïstes et sur des postures de tonification organique et musculaire. Pratiqués régulièrement, ils constituent un ensemble d’exercices riches et complets, accessible à tous.

Les arts chevaleresques

De même que le Wing Chun, de nombreuses écoles de Kung Fu Whushu ont utilisé les qi gong comme techniques de préparation corporelle et ont développé des exercices spécifiquement destinés à la tonification et au renforcement pour une meilleure efficacité de leurs pratiques.

 

 

Les 5 éléments « Wu Xing »

 

YinYangWuxing 

 

 

Le terme de Wuxingquan « poing des cinq mouvements » fut utilisé par Guo Yunchen, par transmission de la forme du Liuheyiquan « poing de l’intention et des six harmonies » du Général Yue Fei.

Les exercices du Wu Xing Quan ont pour particularité d’associer le travail sur les 5 principes de transformation de l’énergie interne (Wu Xing Qi Gong), avec des applications allant jusqu’aux formes martiales, y compris l’utilisation des armes telles que le bâton ou la lance fondue à crochet.

On trouve ainsi les marches des 5 animaux, les 5 sceaux rituels, etc. Des qigong qui nous relient à la fois aux pratiques chevaleresques, aux arts énergétiques et aux rituels, si chers à Confucius !

Les 5 éléments mettent directement en relation la posture, le mouvement, l’intention, les mobilisations organiques, les saisons, etc. :

L’Eau

Sa saison, l’hiver : « Maintenir et conserver »

Extrait du Neijing IV(1) : « L’eau mouille, descend et devient salée. Ce faisant elle agit sur les reins et les os. ».

« Shui Xing Hua Dong Xuan : sous l’influence d’un mouvement, l’eau dissout et transperce. »(2).

Précision de Georges Charles : l’Eau dissout en interne et transperce en externe.

Le Bois

Sa saison, le printemps : « Jaillir et développer »

Extrait du Neijing IV(1) : « Le bois se courbe et se redresse en poussant. Il prend la saveur aigre et agit sur le foie, la vue et les muscles. ».

« Mu Xing Hua Dong Peng : sous l’influence d’un mouvement, le bois projette. »(2).

Précision de Georges Charles : le Bois régénère en interne et projette en externe.

Le Feu

Sa saison, l’été : « Gravir et contempler »

Extrait du Neijing IV(1) : « Le feu monte et se disperse, brûle et prend une saveur amère. Ce faisant, il agit sur le cœur et sur la circulation du sang et de la chaleur. ».

« Huo Xing Hua Dong Pao : sous l’influence d’un mouvement, le feu opère une sublimation et une explosion. »(2).

Précision de Georges Charles : le Feu sublime en interne et explose en externe.

La Terre

Sa saison, l’intersaison : « Nourrir et recentrer »

Extrait du Neijing IV(1) : « La terre reçoit les semences, donne les récoltes et engendre une saveur douce qui est en relation avec la rate et l’équilibre. ».

« Tu Xing Hua Dong Heng : sous l’influence d’un mouvement, la terre produit et contre. »(2).

Précision de Georges Charles : la Terre produit en interne et contre (contre-attaque) en externe.

Le Métal

L’automne : « Construire et égaliser »`Extrait du Neijing IV(1) : « Le métal obéit, change de forme et prend la saveur âcre, piquante. Il agit sur les poumons et sur le souffle. ».

« Jin Xing Hua Dong Pi : sous l’influence d’un mouvement, le métal cristallise et fend. »(2).

Précision de Georges Charles : le Métal cristallise (réunit) en interne et fend (sépare) en externe.

XIII ème siècles : La découverte des Jésuites

Le père jésuite Jean-Joseph Amiot (1718-1793) parti pour Pékin en 1751, passa les 40 dernières années de sa vie en Chine. Il publiera, dans ses « mémoires sur les chinois tome 4 », des planches sur les « pratiques psychosomatiques des taoïstes » dans lesquelles il évoque des « attitudes du kong fou ».

 

Les attitudes du « Cong-Fou » (Kung-Fu) du Père Amiot. La première représentation en Occident du « Qigong » (époque Louis XV). Documents Arts Classiques du Tao, Georges Charles.

XXème siècles

La médecine traditionnelle chinoise (MTC)

A partir de 1949, le gouvernement chinois décide d’utiliser les connaissances ancestrales dans le cadre de la médecine tout en cherchant à la moderniser. C’est un jeune cadre du parti communiste, Liu Guishen, soigné d’un ulcère par les pratiques internes (neiyanggong), qui servira de déclencheur à cette démarche.

Huang Yueting, chef des chercheurs au sanatorium, dénommera officiellement le 3 mars 1949 le terme de qigong lors d’une réunion de travail sur la santé.

Avec une équipe de chercheur, Liu Guishen établira les 3 principes actuels (San Tiao) du qigong moderne :

1. La discipline du corps

2. La discipline de la respiration

3. La discipline de l’esprit

A partir de 1962, le gouvernement chinois exercera une pression pour réglementer les pratiques traditionnelles. Pendant la révolution culturelle, les pratiques familiales continuent dans la clandestinité. Certaines pratiques continuent en public grâce à la persistance de certains pratiquants et enseignants au risque de l’emprisonnement et des répressions.

Le Qi Gong moderne d’aujourd’hui

Le gouvernement chinois réglemente de plus en plus les pratiques et autorise l’enseignement des techniques ancestrales qui ont fait leurs preuves auprès des autorités. Parmi ces techniques, sont autorisés :

  • Les huit pièces de brocard,
  • Le jeu des cinq animaux,
  • Le yi jin jing (Qigong bouddhiste),
  • Le taiji santé,
  • Les 6 sons,
  • Huit pièces de brocard (Baduanjin).

La pratique du Baduanjin (Pa Tuan Chin) par Loïc Rabault. © Zen conseil.

La multitude des différences crée l’unité

Il faut bien se rendre compte que ces séries d’exercices « autorisées » ne sont ni la totalité des qigong existant, ni l’unique version efficace de ces pratiques, mais simplement une possibilité parmi tant d’autres d’exécuter tel ou tel exercice.

De tous temps, les écoles traditionnelles se sont mutuellement enrichies et complétées, les maîtres taoïstes ont reçu, enrichi et transmis des pratiques d’une grande richesse.
Ces pratiques appartiennent au patrimoine culturel chinois comme cela a été reconnu pour le Xing Yiquan avec la Stèle érigée au Mémorial de Li Laoneng à Shenzhou dans le Henan : http://www.tao-yin.com/nei-jia/xingyiquan_monument_memorial_Li_laoneng%201.html

 

Un héritage transmis sans interruption

Les arts classiques du Tao ne se réduisent pas à une action thérapeutique mais constituent une pratique, un art de vivre, une étude profonde réalisée en soi-même vers un mieux être.

C’est ainsi que L’école Liuheyiquan fondée par le Général Yue Fei (1103-1142) fut transmise sans interruption par de nombreux Maîtres dont les derniers en date sont :

  • Maître Li Neng Jan (Li Luo Neng, Li Lao Neng) (1842-1919), chef de l’école Yiquan, initiateur de la forme évolutive du Xingyiquan ;
  • Maître Guo Yunshen ( Fo Jun Sha) (1864-1932), surnommé la paume divine ;
  • Maître Wang Xiangzhai (1885-1963), chef de l’école du Dachengquan et de l’école Yiquan ;
  • Maître Wang Tse Ming (Wang Ze Min ou Tai Ming Wong) (1909-2002), chef de l’école Lianhuanquan ;
  • Georges Charles (Cha Li Shi dans les généalogies chinoises), chef de file de l’école Sanyiquan depuis 1979.

 

 

 

 

Les arts classiques du Tao ne se réduisent pas à une action thérapeutique mais constituent une pratique, un art de vivre, une étude profonde réalisée en soi-même vers un mieux être.

Au intéréssés, voici un lien où G. §C. explique la relation indépendante entre l’acupuncture  et le  Tao Yin Qi Gong : http://www.tao-yin.com/tao-yin/Sanxue_Daoyin.html

En pratique et pour faire simple

 

voici quelques propositions de ce que vous pourrez trouver au sein de notre pratique etcomment l'(organiser :  

Pour quels objectifs ? :
– Relâcher et stimuler et régulariser  la circulation des flux au sein de la posture muscles et tendons (forme xing, mais aussi au sein des organes et viscères

–       Prendre conscience de la connexion de notre esprit à notre corps via la perception du mouvement respiratoir ( capacité à gérer son stress ).

–       Etre présent à ce que l’on fait, à ce que l’on est (rapport à la prise de décision via la confiance en soi, mais aussi la  conscience de ma relation avec ce qui m’entoure,mon  environnement . et  les autres.

Comment ?

 Nous travaillons debout, et assis, seul ou à deux, en postures et mouvements, sans compétition, ça conduit à travailler debout, assis, couché sur des postures et des mouvements pour qu’au fil de la pratique, chacun trouve un sens à sa recherche.

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Qui peut pratiquer ? 

Pas de compétition ni avec les autres, ni avec soi-même. Ici la pratique s’adapte au pratiquant et non l’inverse. Elle convient donc à des ados curieux et à des adultes intéressés.

Quand ?

Le mercredi de 20h30 à 22h, salle Dreyfus, 57 rue Dreyfus,Rambouillet.Pour plus de renseignements, contacter Matthieu 06.88.18.01.06.

Le secret de la pratique ,réside dans la pratique et dans elle seule,

, au plaisir de se retrouver en pratique !

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